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Des stages qui mêlent jeûne, randonnée et yoga au château de Sermizelles

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Par , France Bleu Auxerre

L'abstinence de nourriture aurait des vertus positives sur notre santé. Martine Willot organise des stages d'une semaine qui mêlent jeûne, randonnée et yoga près de Vézelay, au château de Sermizelles (Yonne). L'occasion de voir les bienfaits de cette pratique sur notre corps.

Huit stagiaires ont fait le choix de jeûner à la manière de Buchinger pendant une semaine à Sermizelles (Yonne).
Huit stagiaires ont fait le choix de jeûner à la manière de Buchinger pendant une semaine à Sermizelles (Yonne). © Radio France - Lucas Archassal

S'arrêter de manger pendant quelques jours, une semaine voire plus. C'est ce que l'on appelle jeûner. À Sermizelles, près de Vézelay (Yonne), Martine Willot organise depuis plusieurs années des stages d'une semaine mêlant la pratique du jeûne, randonnée et yoga. Avec plusieurs points positifs sur notre santé : la disparition des toxines dans notre corps, une remise en cause de notre alimentation et un état d'apaisement mental. 

Voici cinq éléments à savoir avant de se lancer véritablement dans un jeûne.

1. Différents types de jeûnes existent

Il existe différents types de jeûnes : le jeûne hydrique qui consiste à ne boire que de l'eau. Plus populaire, le jeûne intermittent vous autorise par exemple à manger une fois par journée. Pour le type Buchinger, c'est des jus et des bouillons de légumes deux à trois par journée. Il existe même le jeûne sec, pas de nourriture et pas d'eau non plus, à pratiquer quelques dizaines d'heures seulement et sous prescription médicale. 

« Il ne faut pas s'affoler de ne pas manger. L'Homme a toujours connu des périodes où il ne mangeait pas. Par contre, ce qui est inquiétant, c'est d'avoir de la nourriture en abondance », selon Martine Willot.

2. Un jeûne, on le prépare et on l'accompagne

Avant de réaliser un jeûne, gare à être bien préparé pour vivre le mieux possible cette expérience. « Il y a une descente alimentaire, une préparation d'une semaine durant laquelle on supprime tout ce qui est excitant et protéines animales », indique Martine Willot. L'idée étant d'habituer son organisme au manque de nourriture qu'il rencontrera lors du jeûne. 

Après avoir pratiqué un jeûne, il s'agit également de l'accompagner et de ne pas remanger de gros repas derrière. « C'est une reprise alimentaire qui se fait tout en finesse, avec beaucoup de soins et d'attentions pour pérenniser les effets », explique Valérie, stagiaire au château de Sermizelles pour la 19e fois.

3. Pourquoi s'infliger une telle abstinence ?

Personne ne vous y oblige ! Si l'envie de "casser" un jeûne vous prend au bout de 48 heures d'abstinence, suivez votre instinct. De deux, les bien-faits sont nombreux. Jeûner se répercute sur votre physique mais aussi sur votre moral. « Il y a un switch métabolique dans le corps. Comme il n'y a plus aucun apport venant de l'extérieur, à l'intérieur il n'y a plus de glucose pour nourrir les cellules », décrit Martine Willot. Le corps doit trouver une solution. Il produit alors des corps cétoniques. « On puise dans nos réserves, c'est l'autophagie. Le corps se sert de tout ce qui est détérioré, des cellules dégénérées. Nos paramètres sanguins reviennent à la normale (hypertension, glycémie,   cholestérol). » 

Martine Willot explique les bien-faits que l'on ressent en jeûnant.

Quelles conséquences sur le mental ? Martine Willot en dévoile quelques-uns : « Les corps cétoniques nourrissent les cellules. À ce moment-là, on a comme une impression de lucidité, même d'euphorie. Le cerveau adore les corps cétoniques. Nous avons aussi une augmentation de la dopamine qui fait que nous nous sentons bien. » Pour Valérie, jeûner signifie une remise à niveau, un reset de tous ses curseurs. Elle réduit le café, retrouve des sensations pour y voir plus clair dans sa vie. Jeûner, c'est mettre son corps au repos. Et puis surtout ça libère du temps pour faire plein d'autres choses ! 

4. Doit-on arrêter tout exercice physique pendant un jeûne ?

Non, selon Martine Willot. « Il y a une fonte musculaire qui se produit pendant le jeûne. Elle est un peu enrayée quand on se bouge. Les hygiénistes disent qu'il ne faut faire aucune activité pendant le jeûne, même mentale si c'était possible. Chez Buchinger, c'est le contraire, l'énergie dépensée freine la détoxination. Les crises sont donc beaucoup moins fortes. » 

5. La faim reste-elle pendant le jeûne ou disparaît-elle ? 

Les premières 48 heures d'un jeûne sont sans doute les plus difficiles pour les novices mais aussi pour les abstinents confirmés. Le corps ayant l'habitude d'ingérer de la nourriture au moins trois fois par jour, il vous fera savoir que quelque chose cloche si vous ne lui offrez plus aucun apport ! Mais ces deux premiers jours passés, la sensation d'appétit disparaît petit à petit. « La faim disparaît très vite, confirme Martine Willot. Si on a l'impression d'avoir faim après 48 heures, c'est plus mental, ce n'est pas une véritable faim, ce sont les habitudes qui remontent. » 

Pour plus de détails sur la pratique du jeûne, consultez votre médecin.

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