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DOSSIER : Qu’est-ce que ça vous inspire ?

Je passe mon temps à craindre le pire, comment faire pour m'en sortir ?

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Par , France Bleu Touraine

Les personnes hyper anxieuses redoublent de précaution et évitent de se retrouver dans de nombreuses situations qu’elles envisagent de manière dangereuse. Que faire quand on s’attend toujours au pire ? Christine Deiss nous donne des clés.

Je passe mon temps à redouter un danger pour mes proches. J’imagine toujours des issues dramatiques à toutes les situations que je vis. J’anticipe aussi les événements de manière négative…Que faire quand on s’attend toujours au pire ?

"... comme si, s’attendre au pire était une normalité..."

Les personnes hyper anxieuses redoublent de précaution et évitent de se retrouver dans de nombreuses situations qu’elles envisagent de manière dangereuse. En fait, il y a chez elles comme un sentiment d’autopunition, comme si, s’attendre au pire était une normalité, comme si elles ne méritaient pas le mieux. 

S’attendre au pire épuise la personne qui en souffre, parce qu’elle met souvent en place des stratégies d’évitement, c’est-à-dire qu’elle est toujours en recherche de solutions, de moyens pour échapper à ce qu’elle redoute le plus : une issue malheureuse à ce qu’elle vit. Il y a souvent derrière ces angoisses, une peur. 

Mais quelle peur ?

Et bien, pas la peur de l’adulte, mais la peur de l’enfant qu’on a été, et qui a éprouvé à un moment ou à un autre dans sa petite enfance une situation angoissante sans pouvoir obtenir ou trouver un soutien, ou une aide de ses proches. 

Et c’est précisément sur ces expériences, sur ces ressentis, que l’angoisse du pire s’est construite. L’enfant est devenu adulte avec l’idée qu’il n’y a pas de bonheur sans malheur et que toute prise de risque est à bannir, comme par exemple avoir une relation amoureuse puisque de toutes façons, on  est certain qu’elle se finira par une rupture !

Comment sortir de cette croyance du pire ?

Et bien déjà, petit 1, on va dire, la prise de conscience de la manière dont cette croyance s’est construite va pouvoir permettre à la personne hyper anxieuse de s’autoriser à vivre plus heureuse et à ne plus mettre le focus sur le pire à venir. 

On va prendre un exemple pour expliquer tout ça : Vous allez, vous êtes invité(e) à une fête en famille qui se déroule autour d’une piscine. Naturellement vous allez imaginer le pire à savoir que vous allez craindre que l’un des jeunes enfants présents, tombe à l’eau et se noie…

Effectivement, lorsque cette pensée, elle va vous traverser l’esprit, cette pensée automatique, (c’est difficile de l’empêcher…), premièrement vous allez repérer cette pensée, en comprenant qu’elle est issue précisément du schéma de votre enfance 

Et puis, deuxièmement, il va vous falloir alors relativiser. Et puis c’est là que l’adulte que vous êtes pourra alors se dire en lui-même : « j’ai confiance dans la vigilance des parents et tout se passera bien »..

" ... il vaut mieux investir de l’énergie pour du positif que pour du négatif..."

Alors oui, cela demande une gymnastique et une énergie considérable pour ne plus envisager le pire, pour remplacer ses pensées de la crainte du pire, par une pensée moins catastrophique. Mais, il vaut mieux investir de l’énergie pour du positif que pour du négatif, vous ne pensez pas ? !

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