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Pourquoi n'y a-t-il plus de farine dans nos supermarchés ?

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Par , France Bleu, France Bleu Paris
France

En trois semaines de confinement, la demande de farine a explosé au point qu’il est parfois difficile d’en trouver en supermarché. Rassurez-vous, cela ne devrait pas durer. Jean-François Loiseau, président de la filière céréalière et de l'association des meuniers français nous explique pourquoi.

L'explosion de la demande de farine ces 3 dernières semaines a entraîné une microcoupure dans l'approvisionnement des supermarchés.
L'explosion de la demande de farine ces 3 dernières semaines a entraîné une microcoupure dans l'approvisionnement des supermarchés. © Maxppp - Jean François Ottonello/PHOTOPQR/NICE MATIN/MAXPPP

"On fait des cookies, des beignets, des crêpes, ça occupe", raconte Mélody, 7 ans, confinée à la maison en raison de l'épidémie de nouveau coronavirus. Comme de très nombreux enfants, et adultes, depuis trois semaines, elle cuisine pour passer le temps. Mais pour cela, encore faut-il trouver de quoi faire des gâteaux ou du pain maison : de la farine, une denrée rare sur les étals des supermarchés. Pourquoi ? Jusqu’à quand ? France Bleu Paris a posé la question à Jean François Loiseau, président de la filière céréalière et de l'association des meuniers français. Il était notre invité ce dimanche matin. 

Explosion de la demande

"Avec l’annonce du confinement, la demande en farine a fortement augmenté, notamment dans les premiers jours qui ont suivi l’allocution du président", explique Jean-François Loiseau. En France, les ventes ont en effet plus que doublé (+147%) la semaine dernière par rapport à la même semaine l'an passé, selon l'Association nationale des industries agroalimentaires (Ania). La semaine précédente, elles avaient triplé (+229%). 

Il a fallu que les entreprises s'adaptent.        
Jean-François Loiseau, président de la filière céréalière et de l'association des meuniers français.

"Cela a chamboulé le dispositif mis en place dans les minoteries, dans les usines de fabrication, poursuit-il, mais grâce aux salariés et à la mise en place de mesures sanitaires très exigeantes, nous avons pu augmenter la cadence de production". "Il a fallu protéger beaucoup plus les salariés qu'on ne le faisait jusqu'à maintenant", explique Jean-François Loiseau. Depuis une dizaine de jours, les salariés des minoteries font les trois-huit. Ils tournent, par équipes, toutes les huit heures, sur un même poste. "On fonctionne à plein régime, 6 jours sur 7, voire parfois 7j/7j", précise le président de la filière céréalière. Ces nouvelles organisations de travail vont permettre d'avoir plus de farine sur les étals.

Difficultés des transporteurs

L’autre raison de cette microcoupure dans l’approvisionnement, selon Jean-François Loiseau qui refuse de parler de pénurie, est liée aux transporteurs routiers. "Les transporteurs ont été oubliés, du jour au lendemain, avec la fermeture des restaurants et donc des sanitaires, certains se sont retrouvés à ne plus pouvoir travailler correctement. Il a fallu un temps d'adaptation", ajoute-t-il. 

À cela se sont ajoutés des problèmes logistiques liés au ralentissement de l'activité industrielle depuis le début de l'épidémie, en matière d'emballage notamment. 

Appel au civisme des consommateurs

Actuellement, le président de l’association des meuniers français assure que les acteurs de la filière et les pouvoirs publics ont mis en place des espaces pour que les transporteurs puissent se reposer, manger et aller aux toilettes.

Il ne faut pas parler de pénurie.      
Jean-François Loiseau, le président de l’association des meuniers français

"Tout cela va permettre aux supermarchés, d'ici peu, d'être réapprovisionnés", garantit Jean-François Loiseau. "La distribution, l'activité, vont pouvoir reprendre mais cela ne pourra reprendre dans de bonnes conditions que si tout le monde ne se rue pas sur la farine. Il faut consommer avec civisme. Car si tout le monde achète 15 kilos de farine, alors la filière va sans cesse être sous tension." Le président de l’association des meuniers français appelle les consommateurs à être raisonnables : "Ce n'est pas la peine d'acheter des quantités industrielles et de remplir son caddy".

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