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DOSSIER : Confinement - Coronavirus : 100% solidaire

En attendant le déconfinement : adopter la bonne attitude avec vos enfants

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Par , France Bleu

Jusqu'au 11 mai prochain, et sauf décision contraire, la France reste en confinement en raison de l'épidémie de coronavirus. Cette situation peut paraître difficile en tant que parents. Comment gérer ses émotions face à ses enfants ? France Bleu vous accompagne avec un expert en pédopsychiatrie.

Se retrouver confinés en famille peut avoir du bon. Pour les parents, cela ne représente-t-il pas une belle occasion de passer plus de temps auprès de ses enfants, de jouer avec eux, de profiter de moments privilégiés ? Cependant, cette vie en vase clos depuis le 17 mars, et qui devrait se poursuivre jusqu'au 11 mai, n'est pas sans poser certains problèmes. 

Dans un contexte sanitaire anxiogène tel que la médecine française n'en a jamais connu dans son histoire, la présence de ses enfants à ses côtés peut se réveler être une charge mentale importante face à ses propres inquiétudes en tant qu'adultes. Le risque est alors de se mettre une trop grosse pression et par ricochet de la faire subir à sa progéniture. 

Face à ces appréhensions naturelles, le professeur Gisèle Apter, Chef du service de la pédopsychiatrie du Groupe Hospitalier du Havre, nous livre les conseils suivants 

1- Organiser un planning qui tient d'une journée sur l'autre

Un planning presque semblable chaque jour permet de fixer un cadre stable. Cela facilite l'organisation pour les parents et représente une ambiance rassurante pour les enfants. Gisèle Apter parle de « petite mélodie que l'on retrouve chaque jour et sur laquelle on va pouvoir broder des variations ». 

  • Respecter un horaire de lever identique chaque jour 
  • Prendre ses repas à horaires réguliers
  • Organiser des moments de jeu en famille et des moments où chacun vaque à ses occupations.

On peut apporter des variations à ce type de journée. Il est cependant important de garder en tête que les activités proposées doivent rester à la portée de tous

Il faut également éviter de mettre trop de pression sur les enfants, surtout quand cela concerne l'école.

2- Ne pas cacher ses émotions

Les enfants savent que les parents ont des émotions et c'est une bonne chose. Ils savent que les parents sont contents quand ils font les choses bien (bonnes notes à l'école, réussite dans un jeu, etc...) et qu'ils sont tristes quand ils sont éloignés de leurs proches par exemple.

Tout cela est normal. Ce qui compte c'est la manière dont on exprime ses émotions (tristesse, inquiétudes). Il ne faut pas les cacher. Il est important de pouvoir dire à ses enfants qu'on est triste ou inquiet, que certaines histoires de grandes personnes ne regardent pas les enfants, qu'on ne sait pas comment certaines choses vont se passer mais qu'on va les surmonter ensemble.

Le coronavirus expliqué par ton pédopsychiatre
Le coronavirus expliqué par ton pédopsychiatre - Société de l'Information Psychiatrique

3- Avoir le droit de dire « je ne sais pas »

Oui en tant que parents, on a le droit de dire « je ne sais pas » à ses enfants. Dire la vérité est plus essentiel que de vouloir cacher ce qui paraît être une faille. 

Quand on n'a pas la réponse à une question, on peut justement proposer à ses enfants _« d'_apprendre tous ensemble » et, en fonction de la situation, de « faire face ensemble »

Le plus important pour les enfants, c'est que les parents soient sûrs de ce qu'ils répondent, y compris s'ils sont sûrs qu'ils ne savent pas. 

Pour aller plus loin... 

Le professeur Gisèle Apter est également présidente de la SIP (Société d'Information Psychiatrique) qui a publié une bande dessinée et des vidéos sur le thème du coronavirus.

Retrouvez en ligne les deux tomes de la bande-dessinée (illustrations par Florian Proust) :

La vidéo « Parler du coronavirus aux enfants : connaître ! » a été adaptée de la bande-dessinée et peut être très utile pour les enfants. 

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