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Les Restos du Coeur des Pyrénées-Orientales plus que jamais au rendez-vous

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Par , , France Bleu Roussillon

Semaine spéciale Restos du cœur sur France Bleu à la radio et en numérique et journée 100 % solidaire avec cette bonne cause ce samedi 2 mai avec diffusion en simultané avec TF1 du concert « Mission enfoirés 2017 ».

Illustration : coeur
Illustration : coeur © Getty - LEONELLO CALVETTI

Comment s'organisent les Restos du Coeur pour faire face à la crise au niveau des bénévoles ? Et comment est-ce que ça se passe pour les bénéficiaires dans les Pyrénées-Orientales ? Notre invitée : Odile Bregand, présidente des Restos du Coeur des P.O.

La distribution alimentaire continue

« Oui on n'a pas du tout arrêté notre action. Le confinement est arrivé en même temps que notre passage de la campagne d'hiver à la campagne d'été. C'est à dire que depuis le début du confinement, et c'était prévu depuis longtemps, nous ne distribuons l'aide alimentaire, qu'une semaine sur deux. Pas contre les gens quand ils viennent ils ont une aide alimentaire pour deux semaines. Donc c'est la grande différence avec l'avant confinement mais c'était quelque chose qui était prévu, on le maintient, tous nos centres sont ouverts, si vous téléphonez au siège social on vous donnera forcément le lieu où vous pouvez aller, sans problèmes, toutes les semaines, tous les bénévoles qui sont présents, aideront les bénéficiaires, les personnes qui sont dans les difficultés, nous aiderons bien entendu les plus démunis. »

Des jeunes bénévoles en renfort

« Nous sommes 600 bénévoles alors actuellement nous en avons un petit peu plus parce que nous sommes majoritairement des retraités et on nous a demandé de nous mettre un peu en retrait, si on avait plus de 70 ans, si on avait des problèmes de santé, on a beaucoup de bénévoles qui sont chez eux, sur les starting-blocks, prêts à revenir, donc tant qu'on a pas parlé déconfinement, ils restent chez eux. Et on est aidé par beaucoup de jeunes travailleurs, au chômage partiel, donc qui viennent nous aider. On est aussi aidé par des retraités qui vont bien et puis par les étudiants. C'est une occasion de sortir pour aider. Et voilà on est tous contents et tous satisfaits, et le premier jour où on a eu beaucoup de jeunes bénévoles qui sont venus, nous aider à l’entrepôt, quand ils sont partis ils ont dit merci, mais j'ai dit non, c'est nous qui vous disons merci de venir. Mais ils sont tellement contents de faire et puis voilà c'est vraiment une chouette ambiance et on n'avait jamais pensé qu'on puisse faire des choses avec autant de cœur actuellement. »

Des gestes barrières à respecter impérativement surtout pour les maraudes

« Donc on est tous casqués, marqués, on a des casques visières qui sont très pratiques, et puis on a aussi des masques en tissus et normalement on devrait recevoir des masques en papier ces jours-ci, qui ont été commandés par les Restos du Coeur, pour nous les bénévoles.

Malheureusement, aujourd'hui on n'a pas assez de masques pour en donner aux bénéficiaires, donc pour l'instant on va les garder pour les bénévoles et puis dès qu'on en aura un peu plus, on essaiera d'en donner aussi aux bénéficiaires. »

L'origine des dons alimentaires

«Alors la majorité des dons viennent de l'association nationale qui achète, et puis aussi de l'Europe, 25 % de ce que nous donnons vient de l'Europe, ça c'est à ne pas oublier surtout. Et à peu près entre 25 % et 35 % ça dépend des semaines viennent de nos ramasses, on va ramasser dans les magasins, des choses qui sont en dates courtes, mais tout à fait mangeables, de toute façon on ne peut pas accepter des dons avec des dates périmées bien sûre et on a le marché Saint Charles … (des grandes surfaces) ... après on a les collectes alimentaires, on en a fait une au mois de mars et elle nous a beaucoup aidée, elle nous aide beaucoup aujourd'hui et elle a été conséquente. Mais malheureusement, ça va tellement vite que on va bientôt voir le bout. Et aussi on a des gens qui spontanément viennent nous amener un cabas avec des courses qu'ils ont fait, ils ont fait un deuxième sac et puis le sac ils viennent nous le porter soit au siège rue Monticelli à Perpignan, soit dans un centre de distribution. »

Les bénéficiaires actuellement

«Alors il y a plus de bénéficiaires parce qu'au début de la période de confinement, plusieurs associations ont arrêté pour pouvoir se remettre en route peut-être mieux, mais plus tard. On a doublé, certains jours on a triplé le nombre de bénéficiaires à la rue. Et puis dans les centres actuellement, on voit des gens que l'on ne connaît pas, qui vont arriver, des artisans, des commerçants, des précaires, des gens qui ont un travail très précaire, donc ils n'ont peut-être pas le droit aux chômage, ou alors ils vont peut-être avoir le chômage vers le 15 mai et donc tous ces gens-là viennent nous demander de l'aide. Donc on va donner de l'aide, dans la mesure ou c'est possible et on va être obligé de répartir sur l'ensemble du département, l'aide qu'on reçoit et essayer de ne léser personne, mais actuellement, notre politique, on va donner aux plus démunis du département. »

Le choc du cambriolage

«C'est très très compliqué d'arriver un matin dans un centre et de voir qu'on a été cambriolé et puis qu'on a pris de l'aide alimentaire, que nous on donne, si ils ont faim qu'ils viennent nous le dire, on va les aider, mais pas prendre, 850 kilos qui ont été pris au mois de mars mais ça va nous manquer, donc voilà oui c’est dégoûtant, mais le retour de la médaille c'est que on a des gens qui sont venus nous donner, y'a des gens qui nous ont envoyé des chèques, qui ont fait des virements pour compenser ce manque qu'on a eu suite à ce vol ». 

Et puisqu'en cette période difficile il fait savoir aussi garder le sens de l'humour, Guillaume Clavaud notre chroniqueur nous propose le portrait décalé d'Odile Bregand.

Les Restos du Coeur des Pyrénées-Orientales

27, rue Monticelli - 66000 PERPIGNAN

04 68 85 04 53 - 04 68 08 48 54 - 09 72 97 50 31  

restosducoeur66@wanadoo.fr  

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