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Xynthia : le maire de la Faute-sur-Mer renvoyé en correctionnelle

mercredi 28 août 2013 à 8:29 France Bleu

Trois ans et demi après le passage de la tempête Xynthia, deux personnes morales et cinq personnes physiques, dont le maire de la Faute-sur-Mer (Vendée) ont été renvoyés lundi devant le tribunal correctionnel. C'est la dernière étape avant un procès qui s'annonce hors du commun, au deuxième semestre 2014.

Les inondations à la Faute-sur-Mer ont fait 29 morts, essentiellement des retraités et des enfants
Les inondations à la Faute-sur-Mer ont fait 29 morts, essentiellement des retraités et des enfants © MaxPPP

C'était la dernière étape à franchir avant qu'un procès puisse avoir lieu : les sept prévenus dans l'affaire de la mort de 29 personnes lors de la tempête Xynthia, en février 2010 dans l'ouest de la France, ont été renvoyées devant le tribunal correctionnel. Parmi les prévenus figure René Marratier, maire de Faute-sur-Mer, en Vendée.

L'instruction, qui a duré trois ans et demi, a débouché sur deux chefs de mise en examen confirmés par le renvoi en correctionnelle : homicides involontaire et mise en danger d'autrui. Outre le maire, devront comparaitre deux de ses adjoints, un promoteur immobilier, un fonctionnaire de l'ancienne Direction départementale de l'Equipement (DDE) et deux entreprises de construction.

Pris au piège dans une cuvette

Le 28 février 2010, alors que la tempête Xynthia faisait rage, 29 habitants de la Faute-sur-Mer s'étaient retrouvées prises au piège dans leurs maisons, construites dans une zone submersible de la commune. Les volets roulants des fenêtres avaient été neutralisés par l'eau. Aucune de ces personnes n'a survécu.

Les sept prévenus devront faire face à une centaine de parties civiles, pour la plupart des proches des victimes, lors du procès qui se tiendra au deuxième semestre 2014. "Il va y avoir un procès, dont il y aura des réponses aux questions qui se posent", a déclaré Renaud Pintoit, président de l'association des victimes des inondations.

Le procès s'annonce hors du commun : avec ses sept prévenus et sa centaine de parties civiles, il devra se dérouler hors du tribunal correctionnel des Sables d'Olonne, qui ne peut contenir que 70 personnes. Le nombre de témoins et d'experts à auditionner devrait également s'avérer considérable.